NGC 6543



Les frères BOGDANOV ont toujours été, pour moi, une référence en matière de physique théorique. Dans leur dernier ouvrage « le visage de Dieu » (sortit le 26 mai dernier), Igor & Grishka mettent en lumière la fabuleuse histoire de George SMOOT (prix Nobel de physique 2006), et l’explication de sa phrase, après avoir vu les images de COBE: « - C’est comme voir le visage de Dieu ».


Qu’est-ce qui fait que cet essai est précurseur ? A mes yeux, plusieurs points. Déjà, les jumeaux ont le courage de s’attaquer, une fois de plus, à l’énigme ultime de l’astrophysique, et de l’expliquer d’une manière pédagogique accessible à tous. Après avoir posé, dans leurs thèses de doctorats, qu’entre la Singularité Initiale et le mur de Planck la métrique « fluctue », pour devenir dans le pré-BigBang purement Euclidien (++++). C’était pourtant en 2002, mais même si je n’ai pu dégager, à cause de mes compétences limités (j’ai toujours du mal avec les algèbres de Lie et produits tensoriels, mais je me décourage pas), que les grandes lignes en m’aidant de la vulgarisation de leurs thèses « Avant le BigBang », subversives pour certains, elles restent pour moi une base fondementale. Pour faire un pont avec la theorie des cordes, Lubos MOTL avait sortit « Equation BOGDANOV » (depuis je regarde son blog quotidiennement). Puis, en 2009, les deux frères ont sortis « Au commencement du temps », qui, s’appuyant des leurs découvertes, se penche plus précisément sur la création du temps comme dimension particulière, en passant par certains points d’avant-garde (ex. l’article passionnant sur l’énergie noire).


Le visage de Dieu explique très clairement qu’il est peu probable que l’énergie de l’univers, les constantes de l’univers soient aussi bien réglés sans raison. Certains religieux pourraient utiliser cette analyse à leurs profits, mais je reste persuadé (étant Athée) que les BOGDANOV ont démontrés non-pas l’existence d’un créateur, mais bien plutôt engagé la piste d’une autre structure (multivers, D-Branes, …) supérieure et immatérielle, qui, je trouve, rejoindrait assez bien certaines théories: Holographie, information, cordes, … (développé par L. SUSSKIND, entre autre).